Une grande offensive est lancée contre les accidents sur l’autoroute à péage. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre d’information sur la divagation du bétail sur les emprises des routes, notamment de l’autoroute à péage, tenue hier à pout entre les différents acteurs. et dans le cadre de ce combat contre l’insécurité sur l’autoroute, des éleveurs ont été déférés au parquet et 11 veaux saisis

Les différentes entreprises impliquées dans l’exploitation de l’autoroute à péage, les chefs de villages environnants et les représentants des éleveurs se sont retrouvés hier autour du souspréfet de l’arrondissement de Keur Mousseu, Makhtar Mbengue. L’objectif de ce conclave est de rechercher de moyens pour mettre fin à la divagation des animaux dans l’emprise de l’autoroute à péage et sécuriser l’infrastructure. La croisade contre ce fléau qui a déjà occasionné des morts d’hommes parmi lesquelles celle du chanteur Papis Mballo du groupe «Gelongal» a d’ores et déjà abouti à des interpellations.

En effet, des éleveurs ont été arrêtés et déférés au parquet. Tandis qu’onze (11) qui y étaient en divagation sur l’autoroute ont été saisis. Selon Makhtar Mbengue, de nombreuses mesures ont été arrêtées. D’ores et déjà, il y a la signature d’un protocole entre Senac, Ageroutes et les populations pour que chaque village mène des activités de sensibilisation sur une duré de 6 mois. Chaque village tiendra au moins trois activités et le processus sera bouclé par une grande mobilisation sociale toujours dans le cadre de la sensibilisation. Décision a été prise de voir comment Eiffage va collaborer avec les populations, pour la mise en place d’une grande fourrière municipale qui va accueillir toutes les bêtes saisies pour divagation sur l’autoroute.

En plus de cela, il est attendu des sociétés d’exploitation de l’autoroute un soutien dans le cadre de l’alimentation du bétail surtout pendant la période de soudure, pour venir en appoint aux actions de l’Etat. Tous ceux qui enfreignent les règles de sécurité, avertit le souspréfet de Keur Mousseu, subiront des sanctions. «Chaque fois que des bêtes sont saisies, leurs propriétaires sont déférés au parquet. Toute personne prise en train de traverser à pied, subira également le même sort », indique le sous-préfet Mbengue. Ousseynou Diagne, conseiller de Senac Eiffage, renseigne que le tracé de l’autoroute se trouve dans une zone naturelle de pâturage. D’où la nécessité de concertations permanentes entre les différents acteurs.

A l’en croire, il faut des changements de comportement. «Tout le long de l’autoroute, pas moins de 14 passages animaliers ont été aménagés. Donc, aucun de problème ne devrait normalement pas se poser, si les éleveurs se contentaient de faire passer le bétail par ces voies. Mais malheureusement, des gens malintentionnés coupent régulièrement le grillage pour forcer un passage», se plaint-il. De l’avis de Mouhamadou Moustapha Dème, chef du projet de l’autoroute Aibd-MbourThiès, des mesures sont toujours prises pour réparer les brèches. «Seulement le phénomène perdure. C’est à cause d’une telle situation qu’il y a eu les divagations qui sont souvent à l’origine de catastrophes», affirme le sieur Dème.

Selon Abdoulaye Thiam, responsable des opérations à l’Agence des Gestion des Routes (AGEROUTES), la sécurité des usagers reste une préoccupation majeure. Avant, soutient-il, «il y avait une réglementation de police qui ne prenait pas en compte certains aspects. Mais une réactualisation a été faite pour l’adapter à la situation nouvelle. C’est pourquoi les sanctions sont maintenant là en fonction du niveau de dégât causé par le tiers. La véritable guerre contre le passage des piétons et des animaux dans l’emprise de l’autoroute est lancée. Le peloton autoroutier est sur le pied de guerre pour assurer la surveillance.»